Site réalisé par des prêtres de la résistance catholique


Mercredi 17 mai 2017

Photos de la première Messe basse de l'évêque de Mgr Zendejas.

Vendredi 12 mai 2017

Sacre de Mgr Zendejas

Premières images du sacre de Mgr Zendejas le jeudi 11 mai 2017 aux Etats Unis.


Jeudi 11 mai 2017

Les sanctions contre les 7 signataires commencent à tomber .

 

Menzingen (via l'abbé Bouchacourt) sanctionne les 7 prêtres qui résistent au ralliement à la Rome de François.

Document qui inflige de lourdes sanctions aux prêtres signataires :

 

 

 

FRATERNITÉ SACERDOTALE SAINT-PIE X

Le Supérieur de district
Suresnes, le 10 mai 2017

A tous les prêtres du district de France
Pour information aux communautés amies
Objet : Mariages FSSPX
Chers Confrères,
Suite aux évènements douloureux qui ont motivé ma lettre de dimanche dernier, je souhaite vous donner des nouvelles de la situation présente et vous communiquer les décisions qu’ils m’ont amené à prendre.
Je souhaiterais tout d’abord revenir sur une expression employée dans mon dernier courrier. Les termes « mépris et rebut », sûrement d’une dureté excessive, concernaient les circonstances qui entouraient la publication du document. Il est bien évident qu’il n’y avait de ma part aucune volonté de mépriser ses auteurs. Le texte diffusé présente certes des erreurs, des insuffisances, mais proposé avec loyauté avant sa publication soit au district, soit à la Maison générale, il aurait mérité d’être étudié et amendé, comme d’ailleurs l’étude que je vous ai moi- même envoyée. Le modum employé étant inacceptable, parce que subversif, il a entraîné mon refus de considérer le contenu du document. La fin ne justifie pas les moyens. On ne peut utiliser un moyen illégitime pour atteindre un bien présumé. Pourquoi avoir écrit ce texte dans le secret ? Pourquoi l’avoir montré à certains prêtres et caché aux autres ? La confusion s’est alors répandue chez nos fidèles. Beaucoup d’entre eux n’ont pas compris ce qui se passait dimanche dernier à la messe. De plus, des divisions désastreuses et très pénibles se sont manifestées entre les prêtres d’une même communauté. Les fruits de cette initiative ne sont pas bénis de Dieu.
Aussi, en accord avec Monseigneur Fellay, il m’a fallu prendre de difficiles décisions envers les confrères qui ont signé le document incriminé. Monsieur l’abbé de La Rocque est relevé de sa charge de « curé » de Saint-Nicolas du Chardonnet et les sept signataires eux- mêmes relevés de leur charge de doyen. Monseigneur Fellay a nommé Monsieur l’abbé Vassal en remplacement de Monsieur l’abbé de La Rocque. Quant aux nouveaux doyens, ils seront nommés au 15 août prochain.
Abbé Bouchacourt
Tél. : 01 45 06 10 68 - Fax : 01 47 28 45 32

Mardi 9 mai 2017

Suite à la très courageuse lettre des 7 doyens, Menzingen (via l'abbé Bouchacourt et  plus spécialement M l'abbé Loïc Duverger)  essaye d'étouffer cette ultime réaction de survie avant la fatale prélature qui emporterait définitivement la FSSPX dans l'église conciliaire. Voici la lettre qui menace ces bons confrères courageux. 

Documents à télécharger en pdf : " Lettre du supérieur de district" et "Étude de Menzingen"


Menzingen a donc sorti précipitamment un document (truffé d'erreurs canoniques) pour répondre aux objections soulevées par les 7 doyens. On notera au passage que Menzingen avoue implicitement ne plus reconnaître l'état de nécessité ( et donc la crise de l’Église)  puisqu'elle accepte la juridiction conciliaire pour les mariages. 






Mais les 7 doyens signataires et les communautés amies tiennent bon et sont solidaires. Nous prierons spécialement pour eux . L'avenir de la Tradition est dans leur courage à la suite de Mgr Lefebvre et de Mgr Williamson. 

Lundi 8 mai 2017

Une grande fracture spirituelle se manifeste au sein de la fsspx

Par Marcello Giana
Source : gloriatv


Alors que la France est occupée et distraite par des "élections" présidentielles, un évènement d'une très grande importance s'est passé ces jours-ci au sein de la fsspx (Fraternité Sacerdotale St Pie X). En effet, 7 Doyens du district de France et 3 supérieurs de communautés religieuses amies de la fsspx ont cosigné un document titré :
Ce document a été ensuite lu dans diverses chapelles (St Nicolas) de la fsspx par les doyens eux-mêmes.
Cette lettre "ouverte" fait suite à la reconnaissance canonique par le pape François des mariages de la fsspx. Le pape François, dans le cadre du rapprochement entre la fsspx et les autorités romaines, avait en effet publié un document dans lequel il déclarait que les mariages de la fsspx pourront être reconnus valides dans la mesure où ils seront célébrés dans le cadre du diocèse et qu'ils seront dès lors enregistrés dans les archives épiscopales.
Suite à ce document émanant du pape, le supérieur actuel de la fsspx (Mgr Fellay) s'était réjoui et avait "remercié profondément le Saint-Père pour sa sollicitude pastorale".
Mais il semble désormais que la ligne de conduite des supérieurs de la fsspx (rapprochement, ralliement ou prélature) ne soit pas acceptée par une partie notable de prêtres de la fsspx, surtout en France.
Jusqu'ici, il semblait que cette résistance au ralliement de la fsspx n'était que le cheval de bataille de Mgr Williamson et des prêtres de la résistance. Beaucoup de prêtres de la fsspx paraissaient faire grief au prélat anglais de diviser la fsspx et semblaient suivre assez passivement la politique de ralliement que Mgr Fellay avait commencée depuis le début des années 2000 et accélérée depuis le chapitre de l'été 2012.
Mais désormais la fracture spirituelle entre ceux qui souhaitent se rallier à Rome et ceux qui ne veulent pas apparaît au grand jour au sein de la fsspx. Cette lettre des doyens est un refus à peine voilé de ce processus en cours.
Que va-t-il désormais se passer ? Difficile de le prévoir mais ce qui est désormais certain, c'est l'existence d'une fracture profonde au sein de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
Cette situation de division interne qui apparaît désormais en public n'est-elle pas la confirmation que la vérité seule est le ciment interne de toute société ?
Marcello Giana

Dimanche 7 mai 2017

 

A propos des mariages dans la FSSPX

 

Note : Alors que Menzingen a remercié le Pape François pour son document concernant les mariages dans la FSSPX, nous portons à votre connaissance le document de certains doyens du district de France 
Bien chers fidèles,
Le 4 avril dernier, la commission pontificale Ecclesia Dei rendait publique une lettre de son président, le cardinal Müller, relative aux mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX. Explicitement approuvé par le pape qui en a ordonné la publication, ce document entend régir les mariages célébrés dans le cadre de la Tradition catholique.
Suite à cette lettre, une vaste campagne de communication, émanant d’horizons très différents, veut laisser croire que par ce geste, le pape reconnaît purement et simplement les mariages que nous célébrons, voire reconnaît la validité de tous les mariages que nous avons pu célébrer jusque-là. La réalité est, hélas, bien différente.
Parce que cette question vous touche au plus près, qu’elle concerne votre foyer, vos enfants en âge de contracter mariage, votre avenir, nous nous devons de vous éclairer tant sur la portée réelle de ce document romain que sur notre attitude.
[L’évidente validité de nos mariages]
Vous le savez, depuis quarante ans maintenant, les autorités romaines refusent de reconnaître la validité des mariages que nous célébrons, et ce malgré le droit de l’Église
.
Certes, ce droit prévoit que le sacrement de mariage soit célébré devant le curé de paroisse ou son délégué, ainsi que devant au moins deux témoins[1]. C’est ce qu’on appelle la forme canonique du mariage, nécessaire à sa validité. Or les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X n’étant ni curés de paroisse ni délégués par eux, certains soutiennent que les mariages qu’ils célèbrent sont invalides, par défaut de forme canonique. Sous ce motif, les tribunaux tant romains que diocésains n’hésitent pas à déclarer nuls ces mariages. Ce faisant, ils s’opposent pourtant au droit le plus fondamental de l’Église[2].
En effet, ce même droit canon[3] prévoit le cas où « il n’est pas possible d’avoir ou d’aller trouver sans grave inconvénient un assistant compétent selon le droit ». Si une telle situation était prévue durer trente jours, alors la loi ecclésiastique reconnaît aux futurs le droit d’échanger validement et licitement leurs consentements devant les seuls témoins laïcs ; sans curé de paroisse donc, ni de prêtre délégué par lui. Cependant, pour la licéité de l’acte, ces futurs mariés doivent faire appel si c’est possible à n’importe quel prêtre. Un mariage ainsi célébré l’est selon la forme appelée extraordinaire. C’est sous cette forme que, depuis quarante ans, nous recevons validement et licitement l’échange de vos consentements, sans qu’aucun doute soit possible.
[L’état de nécessité]
Car vous le savez, il n’existe hélas aucun doute sur la situation extraordinairement dramatique que traverse l’Église[4]. Celle-ci subit toujours plus aujourd’hui ce que Mgr Lefebvre appelait “le coup de maître de Satan” : « Diffuser les principes révolutionnaires par l’autorité de l’Église elle-même.[5] » Nous voyons en effet les autorités de l’Église, depuis le siège de Pierre jusqu’au curé de paroisse, porter directement atteinte à la foi catholique par un humanisme dévoyé qui, plaçant au pinacle le culte de la conscience, détrône d’autant Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi, la royauté du Christ sur les sociétés humaines est simplement ignorée, voire combattue, et l’Église est saisie par cet esprit libéral qui se manifeste spécialement dans la liberté religieuse, l’œcuménisme et la collégialité. A travers cet esprit, c’est la nature même de la Rédemption réalisée par le Christ qui est remise en cause, c’est l’Église catholique, unique arche du salut, qui est niée dans les faits. La morale catholique elle-même, déjà ébranlée dans ses fondements, est renversée par le pape François, par exemple lorsque celui-ci ouvre explicitement la voie à la communion des divorcés « remariés » vivant maritalement.
Cette attitude dramatique des autorités ecclésiales entraine sans aucun doute un état de nécessité pour le fidèle. En effet, il y a non seulement grave inconvénient, mais encore réel danger à remettre son salut entre les mains de pasteurs imbus de cet esprit « adultère[6] », délétère tant pour la foi que pour la morale. Nous n’avons d’autre choix que de nous protéger d’une telle autorité, parce qu’elle « est dans une situation d’incohérence et de contradiction permanente » et que, « tant que cette équivoque ne sera pas dissipée, les désastres se multiplieront dans l’Église.[7] » Nous vivons ces circonstances où la véritable obéissance réclame de désobéir[8], car « il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).
Aussi longtemps que cette équivoque des autorités ecclésiales ne sera pas dissipée, persistera également le grave inconvénient prévu par le canon 1098, et sera donc justifiée la célébration de mariages selon la forme extraordinaire.
De plus, le mariage impliquant comme tout sacrement une profession de foi, on ne peut contrer le droit des fidèles aux sacrements en leur imposant un ministre qui oriente habituellement son ministère dans la direction adultère officialisée à Vatican II, alors qu’ils ont la possibilité d’en référer à un prêtre indemne de cette prévarication de la foi.
[La portée du document romain]
A la lumière de ces principes apparaît la portée réelle du document romain. Persistant dans la ligne désastreuse de Vatican II, les autorités romaines prétendent tout simplement vous priver de la forme extraordinaire du mariage, par négation de l’état de nécessité. Ce document veut donc vous obliger à recourir pour votre mariage à un prêtre diocésain, ne laissant aux prêtres de la FSSPX que la possibilité de célébrer la messe qui suit. La Commission Ecclesia Dei prévoit en effet que, « dans la mesure du possible, la délégation de l’Ordinaire pour assister au mariage [des fidèles de la FSSPX] sera donnée à un prêtre du diocèse (ou du moins à un prêtre pleinement régulier) pour qu’il reçoive le consentement des parties […] ; suivra alors la célébration de la Sainte Messe votive par un prêtre de la Fraternité. » 
C’est seulement « en cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, [que] l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité. » Autrement dit, c’est seulement et seulement si il existe un cas de nécessité – dont on ignore la nature, puisqu’il ne s’agit plus du grave dommage que l’esprit libéral cause à la foi catholique – que l’évêque pourra donner délégation à un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X. Tout autre mariage célébré par un prêtre de la FSSPX sans délégation explicite de l’Ordinaire continuera à être considéré invalide par les actuels détenteurs de l’autorité suprême.
Outre qu’une telle décision est aussi injuste que nulle, elle fait une nouvelle entorse à l’esprit du droit. La commission Ecclesia Dei s’y permet en effet ce que même le nouveau code de droit canonique s’était interdit, à savoir mettre sous la coupe de l’Ordinaire la forme extraordinaire du mariage, et ce au dépend du droit naturel au mariage[9].
[Nos mariages, très certainement valides hier, aujourd’hui et demain]
Aussi, tant que durera cet état dramatique de l’Église et l’équivoque destructrice dans laquelle vivent les plus hautes autorités de l’Église, nous continuerons pour notre part à user de la forme extraordinaire du mariage, sans la laisser indûment régenter par l’Ordinaire.
Nous continuerons donc à célébrer validement et licitement vos mariages dans nos églises et chapelles, comme nous l’avons toujours fait jusque-là, nous en référant pour cela aux canons 1098 de l’ancien code et 1116 du nouveau, indépendamment de toute entente préalable avec l’Ordinaire.
A ceux qui objecteraient qu’une telle pratique serait désormais invalide puisque les autorités ecclésiastiques offrent une possible délégation de l’Ordinaire, nous leur répondrons que l’état de nécessité qui légitime notre façon de faire n’est pas canonique mais dogmatique, que l’impossibilité de recourir aux autorités en place n’est pas physique mais morale. Nous ne voulons tout simplement pas abandonner les âmes qui, acculées par les circonstances, se confient à notre ministère. Elles n’ont pas fui des autorités prévaricatrices pour qu’on les leur impose au cours d’une des cérémonies les plus importantes de leur vie. Par ailleurs ceux qui nous font une telle objection montrent qu’ils connaissent bien peu le droit de l’Église, lequel raisonne inversement. Celui-ci permet en effet à des fidèles de se placer volontairement dans le cas de nécessité pour contracter validement et licitement un mariage selon la forme extraordinaire, quand bien même ils auraient la possibilité de faire autrement[10].
Dans le cas où certains fidèles obtiendraient d’un curé la possibilité de voir leur mariage célébré dans son église paroissiale, nous nous en tiendrons à nos sages coutumes établies par le temps. Dans la mesure où ce curé serait habituellement bien disposé vis-à-vis de la Tradition de l’Église et nous laisserait le soin de la prédication, nous ne verrions pas d’objection à ce que celui-ci reçoive les consentements selon le rituel traditionnel, tout en laissant à un prêtre de notre Fraternité la célébration de la messe[11]. Mais nous refuserons cette célébration de la messe si, délégation devant être donnée, celle-ci nous était refusée, au profit par exemple d’un prêtre Ecclesia Dei.
Pour le bien du sacrement de mariage, pour le bien de vos foyers, pour le bien de vos âmes, nous n’entendons pas non plus soumettre la cause de vos mariages à une juridiction ecclésiastique dont les tribunaux déclarent nuls des mariages certainement valides, sous le faux prétexte du manque de maturité psychologique des contractants. Nous savons en outre combien ces mêmes tribunaux entérinent de fait le divorce catholique par le biais de la procédure simplifiée de nullité de mariage promulguée par le pape François. C’est pourquoi nous continuerons à ne reconnaître comme ultime juge de ces questions que la commission Saint Charles Borromée, que la Fraternité Saint Pie X a dû établir précisément en raison de ces déclarations de nullité certainement invalides.
[Conclusion]
Enfin, qu’il nous soit permis d’exprimer notre grand étonnement au sujet de cette décision romaine et de l’écho qu’elle a reçu. La prélature personnelle que l’on fait miroiter à la Fraternité Saint-Pie X était censée nous reconnaître tels que nous sommes, et nous garder dans l’indépendance à l’endroit des Ordinaires du lieu. Or les premières décisions prises consistent à soumettre injustement nos mariages à ces Ordinaires, avant de conditionner demain l’ouverture de nos nouvelles Maisons à leur approbation. C’est dire combien la duplicité de langage ne règne pas seulement dans le domaine de la foi et de la morale, mais encore dans ces questions canoniques.
Aussi, en cette année centenaire des apparitions de Fatima, nous invoquons le Cœur Immaculé de Marie non pas pour qu’Elle mette fin à notre situation canonique jugée irrégulière par certains, mais afin que l’Église soit libérée de son occupation moderniste et que ses plus hautes autorités retrouvent le chemin suivi par l’Église jusqu’à Vatican II. C’est alors que nos évêques pourront remettre leur épiscopat entre les mains du Souverain Pontife[12].
Le 7 mai 2017,
Abbé David ALDALUR, Doyen du doyenné de Bordeaux
Abbé Xavier BEAUVAIS, Doyen du doyenné de Marseille
Abbé François-Xavier CAMPER, Doyen du doyenné de Lyon
Abbé Bruno FRANCE, Doyen du doyenné de Nantes
Abbé Thierry GAUDRAY, Doyen du doyenné de Lille
Abbé Patrick de LA ROCQUE, Doyen du doyenné de Paris
Abbé Thierry LEGRAND, Doyen du doyenné de Saint-Malo
Ont également cosigné cette lettre :
R.P. JEAN-MARIE, Supérieur de la Fraternité de la Transfiguration
R.P. PLACIDE, Prieur du monastère bénédictin de Bellaigue
R.P. ANTOINE, Gardien du monastère capucin de Morgon
[1] Code de 1917, canon 1094; Code de 1983, canon 1108
[2] Ce sont en effet les axiomes fondamentaux du droit qui sont en jeu : La loi suprême est le salut des âmes, et Les sacrements sont pour les hommes bien disposés
[3] Code de 1917, canon 1098 ; Code de 1983, canon 1116
[4] Quand bien même un doute aurait subsisté quant à l’existence de cette situation d’exception autorisant l’usage de la forme extraordinaire du mariage, il faut souligner que, selon le droit, l’Église suppléerait au manque de juridiction (Code de 1917, canon 209 ; Code de 1983, canon 144), gardant donc à l’acte toute sa validité.
[5] Mgr Lefebvre, Le coup de maître de Satan, Editions saint Gabriel, 1977, p. 5-6
[6] Mgr Lefebvre, Déclaration publique à l’occasion de la consécration épiscopale de plusieurs prêtres de la FSSPX, in Fideliter, hors série des 29 et 30 juin 1988
[7] Mgr Lefebvre, Le coup de maître de Satan, Editions saint Gabriel, 1977, p. 5-6
[8] Mgr Lefebvre, L’obéissance peut-elle nous obliger à désobéir ?, note du 29/03/1988 in Fideliter, hors série des 29 et 30 juin 1988
[9] Cf. André Sale, La forma straodinaria e il ministro della celebrazione del matrimonio secondo il codice latino e orientale, éditions Pontificia Universita Gregoriana, Rome 2003, pp. 142 à 154 : à la veille du concile Vatican II, plusieurs évêques et cardinaux demandèrent une modification du canon 1098 relatif à la forme extraordinaire du mariage. Pour éviter les abus dans l’usage de cette forme, ils proposèrent qu’elle ne puisse être utilisée sans que les époux aient tenté au moins un recours à l’Ordinaire, et jamais contre l’avis de ce dernier. Aussi, un projet de modification dudit canon fut proposé lors de la 4ème session du concile : « [Forma extraordinaria celebrationis matrimonii] Ad valide contrahendum matrimonium coram solis testibus extra periculum mortis, praeter conditiones praescriptas in can. 1098 CIC, requiritur : a) ut petitio Ordinario loci facienda, si fieri possit, omissa non fuerit, vel matrimonium non celebretur nisi post mensem ab interposita petitione sine responsione ; b) ut matrimonium non celebretur contra ordinarii vetitum (Conc. Vatic. II ; Periodus III, in AS 3, pars 8, 1075) [La forme extraordinaire de la célébration du mariage] Pour contracter validement un mariage en dehors du péril de mort et devant les seuls témoins, et au-delà des conditions prescrites au can. 1098, il est requis : a) que la demande à faire auprès de l’Ordinaire du lieu, n’ait pas été omise, si possible, ou que le mariage ne soit pas célébré avant une durée d’un mois postérieure à l’envoi de la demande et sans avoir obtenu de réponse ; b, que le mariage ne soit pas célébré contre l’interdiction de l’Ordinaire ».. Après une discussion difficile, les pères conciliaires décidèrent majoritairement de laisser la décision entre les mains du Pape et de la Commission pour la révision du droit canonique. Cette Commission aborda plusieurs fois ce point (en 1970, 1975, 1977, 1978 et 1982), mais les discussions furent âpres. Finalement, le canon 1116 du nouveau code reprenait substantiellement le canon 1098, sans y introduire le moindre devoir de recourir à l’ordinaire pour utiliser la forme extraordinaire du mariage. Le motif en était que soit assuré le droit naturel au mariage en toutes circonstances.
[10] Le 13 mars 1910, la Sacrée Congrégation des Sacrements déclare valide le mariage devant les seuls témoins de ceux qui se rendent, pour tourner la loi, dans une région où existe l’impossibilité commune. Cf. Naz, Traité de Droit Canonique in. can. 1098, T. II  n° 426 p.377 note 2.
[11] Ce faisant, nous n’entendrions pas pour autant entériner l’injustice manifeste de la nouvelle décision romaine, laquelle rend inapte un prêtre de la Fraternité Saint Pie X à recevoir juridiction d’un curé de paroisse, et frustre ce dernier d’un pouvoir qui lui est pourtant ordinaire.
[12] Mgr Lefebvre, Déclaration publique à l’occasion de la consécration épiscopale de plusieurs prêtres de la FSSPX, in Fideliter, hors série des 29 et 30 juin 1988

Vendredi 21 avril 2017

 

Finie la porte latine, vive Reconquista ?

 

Note de Reconquista : le site libéral et ralliériste  Riposte Catholique relève avec exactitude (et satisfaction non dissimulée)  la mort programmée du site de la Porte Latine. Ce site était encore une épine dans le pied des libéraux . Menzingen met donc les bouchées doubles pour en finir avec ce site qui ne cachait pas toujours ses positions anti-accordistes. L'oeuvre antilibérale de Mgr Lefebvre est donc savamment détruite à tous les niveaux de façon méthodique. Les prêtres en charge de Reconquista continueront donc cette oeuvre d'information catholique avec la grâce de Dieu et leurs modestes moyens . Nous invitons aussi instamment nos lecteurs à lire les ouvrages de Vladimir Volkoff sur la désinformation (" le montage" en particulier).

Longtemps, la communication internet 'française' de la FSSPX est passée par La Porte Latine. Or ce site, pour "officiel" qu'il soit, était très marqué par la personnalité du portier. Ce qui posait deux problèmes:   
D'une part, La Porte Latine (officiellement site officiel du "district de France" et parfois "de la Tradition") tendait à devenir un site-univers, visant à un référencement exhaustif de tout sur tout, allant par exemple jusqu'à répertorier les horaires du triduum du séminaire... australien! En résultaient des doublons (pourquoi faire un liste des lieux de messe, quand la Maison Générale fait déjà une carte de toutes les présences, plus efficace et surtout plus à jour?) en plus d'alourdir le site.

D'autre part les positions anti-accordistes du portier ressortaient trop fortement. Telle outrance envers le Saint Père, qu'il aurait du garder pour Medias Presse Info, était publiée aussi sur La Porte. Ces facéties personnelles pouvaient, aux yeux du visiteur non averti, passer pour la position officielle d'une société de plus de 600 prêtres.

Deux annonces indiquent assez la fin de la récréation:
Cependant la FSSPX n'y participait pas, en tant que telle, et si elle arrive en 2017, c'est peut-être moins pour communiquer sur un lieu qui a perdu de son importance stratégique, que pour couper l'herbe sous le pied de La Porte Latine.
 Pour schématiser, La Porte Latine mettait sur le Forum aussi bien les textes officiels de la FSSPX que le spectacle de fin d'année de telle de ses écoles. La FSSPX publie désormais elle-même ce qu'elle estime devoir être lu sur le Forum Catholique, privant La Porte Latine de la meilleure partie de ses interventions.
  • Ensuite l'accélération du branding. DICI annonce ce 13 avril le lancement à venir du site FSSPX/Actualités ce qui correspond à son propre "branding". Surtout, DICI profite de cette annonce pour faire l'éloge de cet effort permettant "d’identifier clairement la Fraternité sur Internet", et liste les sites "déjà renouvelés", ce qui signifie assez à La Porte Latine que ses mois sont comptés, et que le FSSPX, quand elle parle français sur internet, entend le faire par sa propre voix.

Bref, tout indique qu'en vue d’accueillir les curieux par dizaines de milliers sur ses sites, la FSSPX a décidé de passer un coup de torchon.

MILES CHRISTI XIII (suite)

Note de Reconquista : Dans cette quatrième partie, l'abbé Chazal nous entretient de difficultés inhérentes à la situation très particulière que nous vivons : celle qui résulte de la défaillance des autorités...

Dans nos milieux, l'un des facteurs d'anarchie est la prolifération de théologiens laïques en pantoufles et autres bloggers aux idées très arrêtées, qui prennent la loi entre leurs mains. Non que ce soit leur faute : ce désordre provient du vide de pouvoir qui fait suite à l'abus de confiance commis par les autorités. Et cependant, sans en avoir conscience, ces laïques se saisissent du glaive du pouvoir spirituel et s'arrogent le droit de condamner des fidèles, des groupes de fidèles, des clercs et même des évêques, en fonction des erreurs qu'ils perçoivent. Ils ne se rendent pas compte que c'est là une chose que nous faisons le moins possible et toujours avec grande patience. Nous avons montré une grande patience à l'égard de l'abbé Pfeiffer, lui donnant de charitables avertissements et il n'en a pas été autrement avec Mgr Fellay : pendant un très long temps (trop longtemps selon l'abbé Ceriani, qui considère cette patience comme du libéralisme), nous avons supporté ses prises de position libérales.

Goa Janvier 2017
Je le répète, les fidèles aux idées très arrêtées commencent toujours bien. Il était nécessaire de dénoncer et d'exposer certains faits. Il fallait les porter à la connaissance du public en raison de la négligence de leur devoir envers la Vérité de tant de prêtres qui se cachaient derrière une fausse notion du bien commun, permettant ainsi à un mal commun de prospérer.
Il n'en reste pas moins vrai que l'Église catholique est dirigée par les clercs et cette affirmation ne relève aucunement du cléricalisme. Notre Seigneur Lui-même ne s'est pas dispensé de cet ordre par Lui établi et son douloureux soupir : "Père, si ce Calice ne peut passer sans que Je le boive..." est généralement interprété comme une référence à l'immense nombre d'âmes qui se perdront, malgré tous les efforts de Jésus-Christ, en raison de la trahison des clercs. Et pourquoi Judas est-il devenu apôtre?

Cebu Février 2017
Les commentateurs hyper-opiniâtres tirent profit de la perte de confiance qui coïncide avec les abus de confiance perpétrés à notre époque. Et tandis que les prêtres et les évêques reconstruisent une autre ligne de résistance, ils sont la cible de prêtres et de laïques qui grossissent les problèmes aux yeux du public, alors que la situation est calme et que les choses avancent, le rejet le plus total de l'Église conciliaire sous tous ses aspects étant un facteur d'unité (après notre Foi et notre lien juridique).
Mais nous finissons par ignorer purement et simplement ces gens, parce que c'est sur le champ de bataille, au sein des groupes, dans les chapelles, les maisons et les séminaires que les choses se décident, et non à l'intérieur de la blogosphère, qui a eu un temps son utilité.
Enfin et surtout, disons que si, nous, clercs, laissions le glaive du pouvoir spirituel entre les mains des laïques, ce serait un véritable carnage... Le peu qui demeure du "petit reste" serait instantanément massacré. Malgré tous leurs défauts épouvantables, les prêtres ont une maternité naturelle à l'égard des petites brebis que ne possèdent pas (du moins à en croire les blogs) les laïques. "Tamquam nutrix fovens filium suum..." (Épître de la fête de Saint Pie X). Avant de nous séparer de qui que ce soit, nous devons user de patience, de bonté; nous devons parler, exhorter, supplier, prodiguer conseil sur conseil...l'exclusion des sacrements et l'expulsion étant l'ultime recours, après que le délinquant a longuement et amplement abusé de notre patience.
Cebu Février 2017

Pourquoi tout ce discours? Ne suis-je pas en train de devenir sentimental au lieu de rester doctrinal? Ne favorisé-je pas le chaos avec cette maternité sacerdotale fraîchement découverte?
Non, car je ne fais pas autre chose que ce qu'a fait Notre Seigneur. Remarquez bien que Jésus-Christ disait toujours la Vérité. La meilleure explication que l'on puisse trouver à son choix du peuple juif est qu'Il a voulu montrer sa divine, son infinie longanimité en supportant les nuques les plus raides de toute la galaxie."Comme il est étrange que Dieu ait choisi les Juifs", dit Chesterton...  Étrange et pourtant pas si étrange que ça. C'est la manière d'agir du Bon Dieu.
Donc, lorsque des fidèles nous demandent de mettre à la porte tel ou tel homme, tel ou tel prêtre, la réponse est non, à moins qu'il n'y ait péril grave et imminent, ce qui est rare.
Bien sûr, certains nous parleront des périls qui nous menacent de près. L'exagération du danger est une des formes de la lâcheté. La plupart des gens qui doivent être exclus s'en vont d'eux-mêmes, comme ce fut le cas, à Melbourne, pour le comité révolutionnaire, les sédévacantistes amers et les libéraux impénitents. Que Dieu nous pardonne pour ceux que nous avons perdus par notre propre faute, car Seul Notre Seigneur Jésus-Christ peut dire: "J'ai gardé ceux que Vous m'avez donnés et Je n'en ai perdu aucun."

 

Rien de changé chez les ralliés ?

 

Note de Reconquista : Le temps de Carême est propice aux conférences "spirituelles" dans tous les grands centres de messe. Les chanoines du Christ-Roi (ISCRSP) n'y échappent pas; bien sûr, ils n'en sont pas encore à inviter un rabbin (cela arrivera peut-être un jour) mais les conférences qu'ils donnent peuvent avoir un contenu "douteux" que nous vous laissons découvrir:

"A travers deux conférences, le chanoine d'Abbadie se propose de présenter l'harmonie et les richesses de la liturgie romaine, et de montrer comment les deux formes de ce rite (forme ordinaire et forme extraordinaire) s'éclairent mutuellement." (C'est nous qui soulignons )
Et de citer Benoît XVI, mettant sur un pied d'égalité ce qui seraient deux formes différentes d'un même rite:
"Le missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique.  Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain." [Article 1 du Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007].
Voici le bref commentaire qu'en fait l'un de nos fidèles lecteurs :
Pourtant, les cardinaux Ottaviani et Bacci déclaraient très clairement:
"Le nouvel Ordo Missae, si l'on considère les éléments nouveaux, susceptibles d'appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe, telle qu'elle a été formulée à la XXème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les "canons" du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l'intégrité du mystère".
[Extrait de la lettre des cardinaux Ottaviani et Bacci remise au pape Paul VI en septembre 1969 pour lui présenter le texte connu sous le titre de "Bref examen critique du nouvel "ordo missae".]
 
Et le R.P. Joseph de sainte Marie :
"Composé en collaboration avec des protestants sur la base d'une théologie hérétique (Institutio generalis, article 7, et les autres allant dans le même sens), le nouveau rite tendait à effacer le triple dogme de foi qui fait la messe : 1) "présence réelle" du Christ ; 2) oblation et immolation de son sacrifice rédempteur ; 3) pouvoir sacramentel ministériel du prêtre." 
A ceux qui disent que les ralliés n'ont pas lâché l'essentiel, que garder la vraie messe, là est l'essentiel, et qu'ils ont tenu sur ce point..

A ceux qui disent que l'on peut rester fidèle à la Tradition tout en étant sous l'autorité de l'Église conciliaire, sans dévier d'un iota...

Dimanche 2 avril 2017

Comment le péché a tué le Christ et comment le Christ a tué le péché

L'enthousiasme de la Charité par M. l'abbé Pivert

 

 

  source : https://abbe-pivert.com/parcourir-voie-christ-enthousiasme/

Un très beau sermon de M l'abbé Pivert pour bien profiter du temps de la Passion et comprendre que Notre Seigneur est venu nous apporter la vraie liberté et la vraie joie, alors que le monde  nous enchaîne dans la tristesse d'un froid légalisme.
M.l'abbé Pivert nous montre que Notre Seigneur nous a essentiellement ouvert une voie.
Une aide pour les parents et les enfants afin de bien comprendre la vraie notion de liberté et d'obéissance.

 

 


Quelques mots sur l'itinéraire du futur quatrième évêque

 

L’abbé Zendejas est né en 1963 et il est d’origine mexicaine.
Il a fait son séminaire dans le séminaire de la FSSPX de La REJA en Argentine.
Il a reçu le diaconat des mains de Mgr de Castro Mayer en 1987 et il a été ordonné prêtre le 10 décembre 1988 par Mgr de Galarreta.

Il a passé ses 8 premières années de prêtrise en Colombie où il a ouvert, dans un quartier pauvre, une école qui compta jusqu’à 320 élèves sous sa direction.

En 1996, il est nommé collaborateur de l'abbé Jean Espi au prieuré San Atanasio de la FSSPX à Guadalajara, au Mexique.

Il est ensuite nommé aux États-Unis à la maison de retraite de la FSSPX de Ridgefield en 1998.

En 2000, il devient prieur de Ridgefield où il y exercera son ministère à titre de prieur pendant neuf ans.

En 2009 il est nommé prieur de Queen of Angels Church, Dickinson, au Texas (USA).

Il a rejoint Mgr Williamson en 2014 après avoir suivi une retraite de 30 jours en France. Il a posé sa démission à Mgr Fellay qui a refusé de voir partir un si bon élément. Malgré ce refus de Mgr Fellay, l'abbé Zendejas a décidé de quitter la FSSPX.

Il a de l’expérience dans la fondation et la direction des écoles, l’organisation et la prédication des exercices de St-Ignace.

Il a récemment acheté une maison près de Ridgefield, état de New-York, pour les retraites ; Mgr Thomas d’Aquin a prêché une retraite dans cette maison du 7 au 12 novembre 2016.

Il dessert principalement les états du Texas, du Kansas (St-Mary’s) et de New York.


Il fait régulièrement la distance en voiture (31 heures de conduite…) entre l’état de New York et le Texas, avec un arrêt à St-Mary’s…

Monsieur l’abbé Zendejas a passé deux semaines en Europe en février 2017 et il a participé à la cérémonie de prise de soutane des séminaristes de Mgr Faure, à Avrillé, le 11 février 2017.

Il parle espagnol et anglais et il comprend le français.

Monsieur l’abbé Zendejas sera sacré le Jeudi 11 mai dans la paroisse traditionnelle de monsieur l’abbé Ronald Ringrose à Vienna, dans l’état de Virginie, aux États-Unis.

Lent Déclin n°II

 

Kyrie Eleison DVII (1er avril 2017)

 

Il s’est bien égaré, notre monde moderne.

Si je le suis, pareil ! Il faut que je discerne.


La lettre originale venant des États-Unis, et résumée ici il y a une semaine, était bien plus longue que son résumé, où beaucoup de choses intéressantes ont été omises. Voici encore deux paragraphes précieux, sur la tournure que prennent l’éducation et les jeunes femmes dans la Tradition. La grande leçon qui en sort est toujours la même – si je ne vis pas à la hauteur de ce que je pense, ma pensée ne pourra pas ne pas baisser au niveau de ma vie. Patience. Le Bon Dieu ne demande pas l’impossible, mais Il s’attend bien à ce que nous fassions notre possible.

Peut-être est-ce le domaine de l’éducation où le modernisme entame plus qu’ailleurs le mouvement de la Tradition. Toutes sortes de pratiques modernes ont pénétré dans les écoles sans que personne ne semble s’en être aperçu. La philosophie pédagogique et psychologique des années ‘50 et ‘60 s’y est introduite, suivie de tous les mots à la mode et de tout l’attirail qui lui correspond. Les professeurs ancien style sont devenus le problème. Toute une armée moderne d’administrateurs, de spécialistes en programmes scolaires, d’experts en éducation, de psychiatres pour enfants, etc., est maintenant aux commandes, et elle promet de tout améliorer du côté surtout du monde, par exemple pour les résultats d’examens, l’entrée aux universités, et les carrières bien payantes. Il devient d’autant plus difficile de distinguer les écoles supposément Traditionnelles des écoles publiques.

La révolution sociale qui pénètre chaque jour plus dans les enfants de nos écoles se montre surtout dans les jeunes femmes. Il y a une nouvelle souche virulente de féminisme Traditionnel. Beaucoup de nos filles ont absorbé le poison moderne de vouloir être les concurrentes égales des hommes. Depuis très jeunes on les dresse contre les hommes. Elles veulent rivaliser avec eux, et elles pensent qu’elles peuvent faire presque tout ce que peut faire un homme. Elles pensent que seule la capacité physique doit limiter ce qu’elles peuvent faire. Et qu’est-ce qu’en dit la Tradition ? Elles n’en ont cure, ou presque. Elles avalent les mêmes mensonges qui ont déjà ruiné une ou deux générations de filles. Elles se font l’idée qu’elles peuvent bien réussir une carrière professionnelle, dans n’importe quel domaine, et en même temps être une bonne épouse et mère catholique. Dans les cercles de la Tradition on n’entend plus le vieux principe qu’une femme doit rester au foyer, il est même ouvertement méprisé. Et ce qui est le pire de tout, nos filles entendent ces choses non pas dans le monde mais chez nos propres fidèles. Il y a trop de femmes qui exercent une autorité publique dans nos écoles, et il y a trop de femmes qui enseignent. Voici en pratique la Révolution, et cela présente un exemple très mauvais à nos filles, qu’aucune prédication ne saura contrer. Et pourtant, à quoi profite-t-il qu’une femme s’habille modestement si elle agit en homme pour tout le reste, surtout socialement, économiquement et politiquement ? Il y a quelques années tout le monde savaient ces vérités-là, et pas seulement les Traditionalistes, mais voilà qu’aujourd’hui on les promeut comme si elles font partie de la Tradition même.


Mais qu’est-ce qui est si mauvais à l’éducation moderne et à ses méthodes modernes ? Réponse, le cœur et l’âme de la vraie éducation, c’est la Foi catholique, ce qui signifie des adultes croyants qui profitent de l’autorité qui leur vient de la (vraie) Église pour transmettre aux enfants, par un contact humain, direct et vivant, d’abord comment arriver au Ciel, et ensuite comment mener une vie saine d’adulte qui n’empêche pas d’aller au Ciel. Car combien de ces « administrateurs, spécialistes en éducation, psychiatres d’enfants, etc., » ont une expérience directe de la salle classe, encore moins la Foi ? Sans la Foi, la salle de classe actuelle est devenue une jungle, pleine de bêtes féroces. Il n’est guère surprenant si les « experts » la fuient. Ils n’ont aucune idée ni la capacité de former quiconque.

Et qu’est-ce qui est si mauvais aux femmes modernes ? Les hommes modernes, qui leur ont permis de se déchaîner. Dieu a fait les femmes pour être soumises à leurs hommes, même avant la Chute. Alors que peut faire une brave fille ? Prier St Joseph et Ste Anne qui ont tous les deux réussi un mariage céleste, pour trouver un mari qu’elle puisse respecter. Le bras de Dieu n’est point raccourci par la méchanceté des hommes (cf. Is. LIX, 1). Et les hommes ? Vos femmes vous obéiront d’autant plus facilement que vous-mêmes vous obéirez à Dieu (I Cor. XI, 3).

Kyrie eleison.